L’épaule est une articulation composée de trois os : la partie supérieure de l’humérus, la clavicule et l’omoplate. C’est l’articulation avec la plus grande amplitude articulaire de tout le corps humain. C’est aussi l’une des plus fréquemment blessées. Les blessures surviennent surtout lors d’activités sportives, au travail, lors de travaux à domicile ou lors d’une chute. L’épaule blessée peut présenter de la douleur, un gonflement, une perte de la sensibilité, des engourdissements, de la faiblesse ou de la raideur. La douleur est souvent passagère, faisant suite à une simple élongation musculaire ou ligamentaire qui guérit rapidement avec un traitement simple. Parfois la douleur reflète une atteinte structurale plus sérieuse qui ne doit pas être négligée.

Les patients n’ont pas toujours le souvenir d’un épisode traumatique précis, surtout si la gène s’est graduellement accrue ou si elle est apparue lors d’activités de la vie quotidienne. Les blessures par surutilisation peuvent survenir lors d’un stress anormal placé sur l’épaule ou lors d’activités répétitives. Ces blessures peuvent inclure:

  • Inflammation de la bourse de lubrifiant interposée entre les os, entre les os et les tendons ou entre les os et la peau (bursite).
  • Inflammation des fortes structures en forme de corde (tendons) qui relient les muscles aux os (tendinite). La tendinite bicipitale est l’inflammation du tendon qui attache le muscle biceps à l’épaule. L’inflammation s’installe dans une gouttière (gouttière bicipitale) où le tendon passe devant l’humérus avant de s’attacher à l’épaule.
  • Entorse ou étirement musculaire.
  • Capsulite qui limite les mouvements de l’épaule. Parfois causée par un accident, cette condition caractérisée par une perte de mouvement douloureuse de l’épaule survient souvent spontanément sans épisode précipitant.
  • Les mouvements plus haut que le niveau des épaules peuvent entraîner un frottement entre les tendons et la surface osseuse latérale de l’épaule appelée l’acromion. Cette condition, appelée syndrome d’accrochage, peut amener l’abrasion, l’inflammation et même la rupture de ces tendons (tendons de la coiffe des rotateurs).

À la Clinique orthopédique Duval nos spécialistes de l’épaule sont des experts pour évaluer et traiter les conditions douloureuses de l’épaule.

Foire aux questions

Si vous vous blessez à l'épaule ou que vous avez une douleur persistante à l'épaule, vous devriez rencontrer un médecin, si possible un chirurgien orthopédiste spécialisé dans les problèmes de l'épaule. Le médecin prendra en note votre histoire et fera l'examen physique de votre épaule. Des radiographies permettront d'évaluer des fractures ou de l'arthrose. Des examens d'imagerie complémentaires tels qu'une résonance magnétique (IRM) ou une échographie pourront être prescrits. Établir un diagnostic précoce et débuter dans les meilleurs délais un traitement sont essentiels à la prévention de la perte de l'amplitude articulaire ou de la force de l'épaule.

Il est important de consulter un spécialiste de l'épaule pour être sûr que la douleur n'est pas causée par un autre problème. La chirurgie pour la tendinite bicipitale est généralement réalisée par de petites incisions cutanées qui permettent d'introduire une caméra illuminée par des fibres optiques et de petits instruments (chirurgie arthroscopique). Le chirurgien peut alors voir le tendon et les structures avoisinantes. Il y a deux chirurgies qui epuvent être recommandées : 1) la ténodèse du biceps ou 2) la ténotomie du biceps.

Ténodèse du biceps : Dans certains cas, la portion endommagée du tendon du biceps proximal est réséquée et ce qui reste du tendon en bonne santé est attachée à l'humérus. Cette technique chirurgicale est appelée une ténodèse du biceps. L'exérèse de la portion douloureuse du biceps diminue la douleur à l'épaule et rétablit sa fonction normale.

Ténotomie du biceps : Dans les cas sévères, le tendon du biceps proximal est si endommagé qu'une réparation est impossible. Le tendon est alors sectionné à son attache osseuse. Cette technique est appelée une ténotomie du biceps. Cette option est moins invasive mais crée une bosse dans le bras comme "Popeye".

Réadaptation : Après la chirurgie, le plan de réadaptation varie en fonction de la technique chirurgicale utilisée. Il est d'usage de protéger la réparation avec une écharpe pour quelques semaines. Votre chirurgien peut limiter certaines activités pour permettre au tendon de guérir mais la main pourra être sans délais utilisée pour les activités de la vie quotidienne - écrire, taper au clavier, manger, se laver. Votre chirurgien débutera peu après des exercices thérapeutiques. Des exercices de flexibilité et de renforcement musculaire de l'épaule seront graduellement intégrés à votre plan personnalisé de réadaptation.

Résultat chirurgical : Quatre-vingt-cinq pourcent des patients obtiennent un bon ou un excellent résultat. Les patients parviennent en général à exécuter des mouvements complets non douloureux de l'épaule opérée. Un petit pourcentage se plaint de crampes musculaires après la chirurgie.

La plupart des déchirures de la coiffe des rotateurs peuvent être traitées sans chirurgie. En général le médecin prescrira de la physiothérapie pour améliorer le travail des muscles de la coiffe des rotateurs et des autres muscles de la ceinture scapulaire. Si la douleur est importante, des comprimés d'AINS ou une infiltration de cortisone peuvent contrôler la douleur et permettre au patient de suivre le programme du thérapeute dans de meilleures conditions.

Pour les patients dont plus de 50% de l'épaisseur du tendon de la coiffe des rotateurs a été documentée par une IRM ou une échographie, la chirurgie peut s'avérer nécessaire. Le but de la chirurgie est de rétablir à la fois l'anatomie tendineuse, l'amplitude articulaire et la force de l'épaule. La chirurgie est souvent réalisée par arthroscopie, évitant des incisions cutanées plus larges et permettant au patient de retourner chez lui la même journée.

Le traitement de l'instabilité de l'épaule dépend de l'âge du patient, de son type d'activité et de la fréquence des épisodes de luxation. Les patients plus jeunes, de sexe masculin et impliqués dans des sports de contact sont plus à risque de vivre des épisodes de luxation ou de sub-luxation récidivante de l'épaule. Pour la plupart des patients, un premier épisode de luxation est traité sans chirurgie. Le traitement consiste alors en une courte période de repos dans une écharpe suivie d'un programme de physiothérapie et d'un retour graduel aux activités usuelles. La chirurgie est recommandée chez ceux où il y a récidive de luxation ou persistance de douleur à la mobilisation de l'épaule malgré un programme adéquat de réadaptation. La chirurgie est en général réalisée avec un arthroscope pour réattacher un labrum déchiré (chirurgie de "Bankart") et/ou resserrer des ligaments étirés (chirurgie de "capsuloraphie" ou de "plicature capsulaire").